08.02.2007
Ce matin
Ce matin, j'ai pensé que c'était lâche de croire qu'on avait besoin de personne. Non seulement, c'est inexact, faux mais ça va plus loin, c'est faire preuve de lâcheté.
Adèle
23:50 Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : jazz, concerts, musique





Commentaires
qu'est ce qui pousse une personne comme vous à insister pour rencontrer l'autre comme vous le faite en écrivant si bien, esperant réponse des autres mais pas de vraies rencontres!
quand vous chantez,vous lancez un appel a l'autre pour que dans vos reves" vous voyant vous regarder chanter " vous imaginiez que l'on vous parle que l'on parle à une chanteuse mais pas à vous puisque vous etes en train de chanter
en dessous de tout ça se cache une grande solitude d'une petite fille qui a certainement du se débrouiller tant bien que mal avec elle même seule face à une peur de l'abandon et qui n'arrive pas à penser qu'un prince charmant ça se rencontre ailleurs dans des conditions de paix et d'appreciations qu'on ne peut trouver en provoquant le dialogue impossible comme vous essayez de le faire
même si le prince charmant n'est qu'un rêve il faut bien l'inventer et à deux sans cela ça sert à quoi de vivre
on ne peux que vous admirer si l'on rentre dans votre jeux c'est à dire jamais vous rencontrer
ceux qui vous rencontrerons seront donc des imposteurs, des forceurs de barage pour votre consentement qui en a assez de la solitude et de la peur de l'abandon et qui fait de sa sortie de son entourage sécurisant un caprice de satisfaction ou l'autre n'est rien et c'est pour ça que adel en parle parce qu'aucune signification n'est venu chez elle comme un partage et un vrai changement
que faire pour reanrichir son interieur et voir les choses autrement
j'ai des réponses à toutes ces questions mais pour vous Adel je ne vous connais pas je ne sais comment je pourai vous en parler
vous etes si jolie
bonne soirée
francis gallaud
Ecrit par : francis | 31.05.2007
Je souhaitais te faire partager l'un des dieux de mon univers panthéiste. Louis Lavelle, philosophe du début du XXème siècle, que l'on qualifie d'"existentialiste essentialiste". Pour faire court, il n'est pas un existentialiste athée. Et sa conception de l'individu et de la liberté est pour moi une belle synthèse du courage entre la volonté et le partage.
"(…) chaque conscience particulière fait nécessairement appel à toutes les autres (…) ma liberté exige toujours autour d'elle d'autres libertés dont elle est incapable de se passer. Bien qu'elle puisse toujours s'isoler, elle ne peut pas se suffire. Chaque conscience a besoin de toutes les autres pour la soutenir. Et si l'on voulait dire qu'il suffit qu'elle reste en rapport avec l'infinité même de l'acte où elle puise dans un dialogue solitaire, on montrerait que les autres consciences seraient précisément pour elle les médiatrices grâce auxquelles elle entre en communication avec lui d'une manière plus ou moins profonde, par série indéfinie de suggestions et d'épreuves qui mettent sans cesse en jeu des formes nouvelles de participation. L'histoire de ma vie, c'est l'histoire de mes relations avec les autres êtres. Ce sont eux qui me confirment moi-même dans l'existence en me prenant comme objet de leur activité (…) sans eux, je n'existerais que pour moi-même, c'est-à-dire d'une manière subjective, comme une puissance ou comme un rêve ; je ne ferais pas partie du monde.
(…) j'ai besoin des autres libertés parce que ma liberté ne peut prendre qu'une autre liberté pour objet. (…) [ma liberté] ne s'exerce vraiment qu'en présence d'un être libre et non point en présence d'une chose. C'est la rencontre d'une liberté qui n'est pas la mienne qui oblige la mienne à s'interroger, à s'approfondir et même à s'actualiser.
(…) Cette réciprocité n'est possible que par la limitation qui est en nous, de telle sorte que, loin de méconnaître la partie individuelle de notre nature, chacun la pose comme inséparable de sa liberté, dont elle est pour ainsi dire le véhicule. C'est pour cela que le rapport des libertés entre elles exprime toujours un sentiment de tendresse éprouvé ou sollicité et qui s'adresse à cet individu qui est en chacun de nous et qui, n'étant pas le même en vous et en moi, permet précisément entre vous et moi une sympathie fondée sur la conscience de cette misère qui nous est commune. Ce sont les conditions mêmes dans lesquelles la liberté s'exerce qui forment aussi le principe d'où la sympathie dérive.
(…) La discontinuité des individus apparaît comme inséparable de la possibilité même de la participation. Car chacun demande à exercer une initiative qui lui est propre et qui se marque précisément par une sorte de séparation et de récusation à l'égard des actions qu'il n'a pas lui-même produites. A ce prix seulement l'intimité de l'être en moi peut être sauvegardée. A ce prix seulement la vie et le monde peuvent être pour moi à chaque instant un véritable recommencement. On demandera alors si cette discontinuité par laquelle je me sépare des autres (…) n'interrompt pas alors la participation. (…) Et si on alléguait que l'individu ne peut plus se retrouver dans les relations entre l'acte pur et les libertés particulières, c'est-à-dire entre l'infini et le fini, on répondrait qu'ici en effet la réciprocité se trouve rompue, mais non pas le lien d'amour, dont la perfection exige précisément que les unes ne cessent de recevoir et l'autre de fournir." (Louis Lavelle, "De l'acte", 1937. Aubier, p. 185)
Patrick
Ecrit par : Patrick | 26.04.2009
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