05.08.2007
Jazzin' : Où est le mal ?
Un ami me disait l'autre jour : Où est le mal ? Je suis macqué, tu as de beaux yeux, où est le mal ?
... ... ... ... ...
Il mettait en avant le fait que ça faisait parti de sa culture.
... ... ... ... ...
Je pense que je sais où est le mal. C'est sûr que ça semble facile de s'offrir le plaisir d'une aventure. Il ou elle n'en saura rien... Seulement... Moi, j'ai compris... C'est surtout au plumard que ça va se voir que tu l'as trompé(e). Pour moi, un homme et une femme qui forment un couple, ils font l'amour et c'est comme un travail. Tromper l'autre c'est laisser s'immiscer des milliers de pernicieux grains de sable dans cette intimité. Cette intimité est si précieuse, un être humain ne se donne pas n'importe comment. C'est un travail, ça se construit, ça se cultive. Protéger, préserver, cultiver cette intimité, c'est aimer. Ou aimer, c'est notamment faire cela car l'empreinte de l'autre, sans forcément le savoir ni le dire... c'est surtout sous la couette que ton amour saura l'identifier.
Alors oui, je crois à la fidélité, oui, je crois que ne pas tromper c'est toujours s'épargner un tas d'emmerdes... Eviter de scier la branche sur laquelle on est assis pour pleurer après parce qu'on s'est fait mal en tombant.
Adèle
01:13 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jazz, concerts, musique, aimer





Commentaires
ça faisait longtemps que je n'étais pas venue, je suis heureuse d'être là...
Ecrit par : presque de retour | 27.09.2007
Sur mon blog tu veux dire ?
Je fais des concerts aussi, t'as qu'à venir. Peut-être que tu t'y trouveras heureuse...
Merci et à bientôt.
Adèle
Ecrit par : Adelejazz | 28.09.2007
C'est beau ce que tu dis là sur l'amour et sur la fidélité du couple. C'est tendre comme la blancheur de la mie de pain qui donne du moelleux à la cuisson croustillante de céréales un matin semées dans le ventre de la terre. Les nutritionnistes du cœur disent que le pain complet et celui qui respecte l'écorce en la donnant aussi comme une offrande de la nature. L'intérieur et l'extérieur sont comme un tout, comme les deux consciences qui se regardent et font apparaître dans leurs regards échangés, un îlot magique qui n'existait pas. Cette terre existe comme un labour que l'on retournerait à deux mais pourrait si vite s'évanouir dans l'aridité du mensonge, même par omission.
C'est beau ce que tu dis sur l'intimité de l'amour, le travail qui le soutient et le respect qui le nourrit. C'est beau et c'est chaud comme le noir de la peau sous la lumière tamisée qui redessine les contours et fait du couple un monde à part, une singularité dont les harmoniques sont rendues qui, par les peintres avec leurs couleurs, les musiciens avec leurs notes, les amants avec leurs baisers. Faire l'amour c'est comme une prière, c'est une offrande, une célébration. Ça ne se récite pas, ça se chante.
Ecrit par : Patrick | 24.04.2009
Ecrire un commentaire