01.04.2009
Cher Serge,
Cher Serge,
Je veux d'abord te remercier infiniment pour ta disponibilité de ce midi. Merci encore d'abord pu venir chez mon grand-oncle pour jouer ces quelques morceaux pour ma grand-tante.
Pour commencer, c'est toujours un plaisir de te voir ! Et puis, ça a marché ! Ma grand-tante était contente. Je l'ai vu se défroisser, s'ouvrir, ouvrir ses yeux, se remuer un peu dans son fauteuil et même fredonner un vieux tube de sa jeunesse ! Applaudir. Elle m'a remerciée, elle m'a dit qu'elle était heureuse pour moi. J'ai été très touchée qu'elle me dise cela...
Je prends conscience à présent que ce petit spectacle a été l'occasion pour toute la maisonnée de s'animer un peu, de brouiller un peu les pistes du quotidien et quel quotidien en ce moment ! Ma grand-tante était sur son trente-et-un pour nous accueillir toi et moi. Et les gens qui l'aident tous les jours ont pu également profiter de ce petit intermède musical.
Je voulais te parler de ce que tu n'as pas vu. Lorsque je suis allée lui dire au revoir, elle était confortablement installée dans son fauteuil. Il y avait de beaux rayons de soleil qui lui tenaient chaud. Je l'ai embrassée et elle m'a jetée un regard complice. "Les yeux qui frisent" comme dit ma grand-mère. C'était plein d'humour, c'était enfantin, des milliers d'éclats de rire débordaient de ses yeux bleus. Mais surtout, c'était comme avant.... J'ai pu retrouver ma tante Ginette de toujours. Je voulais vous remercier, elle et toi, pour ça aussi, pour cette fraction de seconde éternelle qui danse devant mes yeux sans cesse à présent, pour ces rires que je tiens maintenant au bout de mon coeur. C'est la maladie qui s'en est prie un grand coup cette fois-là... Je sais à présent qu'elle n'est pas la plus forte. La plus forte, c'est ma tante Ginette et ses beaux yeux bleus ! Ce regard qui nous a tous toujours fascinés.
Je l'aime tellement cette femme...
Je t'embrasse
A bientôt.
Adèle
16:37 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grand-tante, maladie, musique, serge merlaud
07.04.2008
Jazzin' : Bon...
Bon....
Je viens de voir Eric Breteau au JT, qui... "s'explique"... PPDA entre autres questions l'interpelle au sujet du fait qu'il avait été "mis en garde" par la brigade des mineurs au cours de l'été 2007. Il explique qu'il a été reçu en effet, qu'une enquête a été menée, qu'il s'est expliqué pendant quatre heures devant ces gens, racontant comment il allait procéder etc... Et qu'à l'issue de cela, cette brigade des mineurs l'a laissé repartir. A l'issue de cette enquête, M. Eric Breteau précise qu'il n'a pas "été jeté en prison", qu'il n'a pas été menotté. La brigade des mineurs l'a bien laissé repartir, au Tchad notamment.... Il pense prouver ainsi que ce qu'il a fait était perçu comme légal ou autorisé par les pouvoirs publics français.
Pour ceux qui suivent, je souhaitais vous rappeler l'intervention de M. Robert Badinter, ancien garde des sceaux, dans ce même JT. Il venait s'exprimer au sujet de la réforme de Mme Rachida Dati sur les centres fermés pour les multi-récidivistes qu'il ne faudrait pas laisser recouvrer la liberté même à l'issue de leur peine. Il disait cela : "En France, on condamne les gens pour les délits qu'ils ont commis". J'espère que vous comprenez bien à présent, que M. Eric Breteau ne pouvait pas être mis en prison en France parce que la brigade des mineurs estimait qu'il allait commettre des actes répréhensibles au Tchad. Elle ne pouvait précisément que le mettre en garde pour reprendre les termes exacts de M. PPDA... L'argument de M. Eric Breteau ne tient pas la route....
Voilà par ce "détail" comment moi, je perçois le désordre dans lequel est ce M. Eric Breteau et dans lequel il souhaite nous entraîner d'ailleurs : Il nous invite à "lire" son livre qui explique tout... à le lire et à l'acheter donc.... On saura aussi toute la vérité finalement sur ces collègues qui lui ont reproché de les avoir entraînés dans cette mésaventure. Oui, oui, ça aussi, il va nous dire comment c'est en fait, en vrai...
Moi, ce que je voulais vous dire, c'est que si le gouvernement français (dont les caisses ne sont pas très pleines disons en ce moment.....) a dit que ce n'était pas au contribuable français de payer pour l'indemnisation des 103 enfants tchadiens, vous, vous risquez tout de même d'alimenter "cette cause" en payant ce livre.... Et comme d'après M. Eric Breteau, ces enfants n'étaient pas tchadiens et bien orphelins, vous êtes prévenus, il ne destine pas ses bénéfices à cette indemnisation non plus....
Allé, bonne nuit !
Adèle
23:58 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jazz, concerts, musique, arche de zoé, eric breteau
06.04.2008
Jazzin' : Il a dit
Il a dit : "Toi, c'est quand t'es sérieuse que tu me diverties à fond." ...
...
20:14 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jazz, concerts, musique
07.01.2008
Jazzin' : Salut Lionel !
Ben enfin Lionel ! Comment faire pour m'écouter... Mais viens donc à mon prochain concert qui aura lieu le samedi 19 janvier au Saï-Saï, 4 rue Ste-Beuve, Paris 6ème. Métro Notre-Dame-des-Champs, entrée 10 euros.
Je crois que j'ai tout dit...?...
Alorce Lionel ? Qu'en penses-tu ???
Adèle !
www.adelejazz.com
23:22 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jazz, concerts, musique, adelejazz
23.09.2007
Jazzin'
Le problème quand on prend les gens pour des cons, c'est qu'on ne s'épargne pas.
Adèle
17:56 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jazz, concerts, musique
05.08.2007
Jazzin' : Où est le mal ?
Un ami me disait l'autre jour : Où est le mal ? Je suis macqué, tu as de beaux yeux, où est le mal ?
... ... ... ... ...
Il mettait en avant le fait que ça faisait parti de sa culture.
... ... ... ... ...
Je pense que je sais où est le mal. C'est sûr que ça semble facile de s'offrir le plaisir d'une aventure. Il ou elle n'en saura rien... Seulement... Moi, j'ai compris... C'est surtout au plumard que ça va se voir que tu l'as trompé(e). Pour moi, un homme et une femme qui forment un couple, ils font l'amour et c'est comme un travail. Tromper l'autre c'est laisser s'immiscer des milliers de pernicieux grains de sable dans cette intimité. Cette intimité est si précieuse, un être humain ne se donne pas n'importe comment. C'est un travail, ça se construit, ça se cultive. Protéger, préserver, cultiver cette intimité, c'est aimer. Ou aimer, c'est notamment faire cela car l'empreinte de l'autre, sans forcément le savoir ni le dire... c'est surtout sous la couette que ton amour saura l'identifier.
Alors oui, je crois à la fidélité, oui, je crois que ne pas tromper c'est toujours s'épargner un tas d'emmerdes... Eviter de scier la branche sur laquelle on est assis pour pleurer après parce qu'on s'est fait mal en tombant.
Adèle
01:13 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jazz, concerts, musique, aimer
04.08.2007
Jazzin' : La princesse de Clèves
"Lorsqu'elle arriva, l'on admira sa beauté et sa parure ; le bal commença et, comme elle dansait avec M. de Guise, il se fit un assez grand bruit vers la porte de la salle, comme de quelqu'un qui entrait et à qui on faisait place. Mme de Clèves acheva de danser et, pendant qu'elle cherchait des yeux quelqu'un qu'elle avait dessein de prendre, le roi lui cria de prendre celui qui arrivait. Elle se tourna et vit un homme qu'elle crut d'abord ne pouvoir être que M. de Nemours, qui passait par-dessus quelques sièges pour arriver où l'on dansait. Ce prince était fait d'une sorte qu'il était difficile de n'être pas surpris de le voir quand on ne l'avait jamais vu, surtout ce soir-là, où le soin qu'il avait pris de se parer augmentait encore l'air brillant qui était dans sa personne ; mais il était difficile aussi de voir Mme de Clèves pour la première fois sans avoir un grand étonnement.
M. de Nemours fut tellement surpris de sa beauté que, lorsqu'il fut proche d'elle, et qu'elle lui fit la révérence, il ne put s'empêcher de donner des marques de son admiration. Quand ils commencèrent à danser, il s'éleva dans la salle un murmure de louanges. Le roi et les reines se souvinrent qu'ils ne s'étaient jamais vus, et trouvèrent quelque chose de singulier de les voir danser ensemble sans se connaître. Ils les appelèrent quand ils eurent fini sans leur donner le loisir de parler à personne et leur demandèrent s'ils n'avaient pas bien envie de savoir qui ils étaient, et s'ils ne s'en doutaient point."
(La princesse de Clèves de Madame de la Fayette. pp.38-39 Ed. Le livre de poche)
Ca c'est pour me connaître un peu... J'adore ce texte...
Pour moi, la Princesse de Clèves c'est la langue française. Comment vous dire ? Pour moi, ce livre est loin d'être "has been". Car il demeure remarquablement écrit. Il est tellement bien écrit qu'il s'agit même de nous inculquer l'essence de notre langue. Dire qu'il est bien, très bien, remarquablement écrit c'est déjà réducteur ; cette écriture est au-delà de tout. Sans doute car il ne s'agissait que de beauté... Madame de Lafayette ne souhaitait que célébrer la beauté de ces deux personnages et la beauté de leur histoire.
Adèle
23:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jazz, concerts, musique
24.07.2007
Jazzin' : La com'
Ca y est, j'ai compris... Depuis que M. Sarkozy est notre président, c'est un peu comme si la France se trouvait affublée d'une famille royale... Cf, la une de Paris-Match : Cecilia à l'Elysée le 14 juillet. On nous décrit, on nous vante la délicieuse espièglerie du gamin de 10 ans qui chahute sa grande soeur lors du défilé et on fait tout un foin de la robe de la première dame de France.
La robe de Cecilia ?
No comment.
No, no, no comment...
Héhéhé, Joe Dalton se prend pour le roi...
C'est ridicule ?
Ben oui, c'est ridicule...
... Un peu comme sa robe...
Adèle
22:11 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jazz, concerts, musique, politique, Sarkozy, Cecilia
18.06.2007
J'aime...
J'aime...
J'aime la musique. C'est bête à dire mais bon, c'est vrai... Et ce soir, je peux dire que j'aime la musique parce qu'elle m'a appris à me taire... Avant d'être musicienne, je parlais trop. Je ne savais pas parler d'ailleurs, puisque je parlais trop, puisque je ne savais pas vraiment me taire. Mais ça change tout lorsqu'on se dirige vers ce que l'on est vraiment...
Le mot enfant, ça vient d'infans en latin, celui qui ne sait pas parler. Alors, oui, la musique m'a fait grandir. Elle m'a permis de devenir adulte. Je pouvais investir mes énergies harmonieusement et donc prendre le temps de me taire... Apprendre à aimer... le silence... Et découvrir un univers merveilleux où tant de choses se disent sans les mots, où je contemple les émotions, toutes ces couleurs qui habillent l'être humain de son vêtement le plus beau et le plus vrai.
Ainsi la musique m'a rendue plus intelligente. Elle m'a menée et me mène à une compréhension plus profonde et plus vraie du monde qui m'entoure.
Comment dire merci ?
Chaque jour que D. fait, remercier, aimer, prier, prier pour dire merci. Et ?... sourire...
Adèle
22:35 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : jazz, concerts, musique
15.05.2007
Etrange
Etrange...
Ces gens qui vous tirent à boulets rouges dans la tronche... en vous expliquant par ailleurs que non : ils ne vous veulent aucun mal. Ce qu'ils font est finalement "normal"...
Je ne souhaite pas rentrer dans les détails par pudeur mais disons qu'un "gas" me plante, me lâche, me "chie dans les bottes" pour être clair et par ailleurs, ne souhaite pas que nous restions fâchés... Etrange...
J'ai parlé du mépris il y a quelques mois sur ce blog. Je demandais qu'on s'interroge pour savoir où on en était par rapport au mépris. Et vous voyez je retombe dessus. Si je posais cette question, c'est parce que j'avais senti qu'on méprise sans même sans rendre compte parfois. Et c'est bien le problème.
C'est ce qui me frappe dans l'époque à laquelle je vis. Tout est pétris de mépris mais non, il n'est jamais question de ça...
Euh ben moi, je voulais dire que si, selon moi, le mépris prête à conséquence... Voilà.
Etrange...
Cette journée que j'ai commencé sans l'aimer. Ce matin, ouh ! elle ne me plaisait pas cette journée... J'étais contre... Je crois...
Mais j'ai touché ce moment de plénitude, d'allégresse, ce soir, en chantant. J'ai été aussi heureuse finalement.
Etrange...
Adèle
22:04 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jazz, concerts, musique




